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Saïd min al Saïd

  • Feb. 19th, 2008 at 8:48 PM

« La terre est un honneur ». C’est ce que son père disait. Mais la terre est aussi une souffrance. Un fléau Sysiphien qu’il faut sans cesse remettre à l’ouvrage. Avec la patience et l’abnégation des insectes. Saïd se sent fourmi sur cette vaste terre. Il la travaille sans répit depuis l’enfance. Depuis que ses petits doigts ont pu enserrer le manche d’une houe et la soulever au-dessus de ses épaules. Il sait aussi que ces ancêtres se sont acharnés comme lui depuis des temps immémoriaux. Depuis que ces vieilles pierres qui bordent son champ ont été érigées. Pour la gloire de cette religion étrange qui ne connaît plus d’adeptes mais qui attire encore des millions de pèlerins.
Saïd se garde bien de faire voyager son esprit. Il ne se laissera pas griser par les vagues de touristes qui ont déposé sur les rives de son village une écume de devises. Fort comme sa bufflesse et têtu comme son âne. Il a fait le choix de la constance.

On dirait le Sud...

  • Jan. 7th, 2008 at 11:05 PM

Dans le petit village de Tarabin, tout le monde connaît la vieille Hamza. C’est celle qui habite dans la petite maison de parpaing à côte de l’enseigne de Hamdi, le barbier. Hamza habite au paradis. Elle le sait bien puisque c’est ce que lui répète chaque touriste qu’elle rencontre ici, à Tarabin. Les gens du village ne la croient pas. Eux qui mènent une vie de misère entre la promiscuité de l’oasis et l’oisiveté aride du désert. Ils ne voient plus les montagnes majestueuses du Sinaï qui s’agenouillent à leurs pieds féconds, ils ne distinguent plus le saphir de la mer, ni la douceur de l’alizé côtier qui les préserve des vents secs du désert. Pour tout le monde ici, Hamza ressemble à une folle à vouloir ainsi s’obstiner à être heureuse en passant sa vie à tenter de vendre des colifichets aux rares touristes émerveillés qui s’égarent à Tarabin. Vendre des colifichets, c’est une activité pour occuper les gosses quand on a pas les moyens de les envoyer à l’école. Ca ne rapporte plus grand chose.
     De toute façon , la vieille Hamza ne voit rien. Elle ne s’est même pas aperçue que les touristes ne viennent presque plus depuis 2006. Depuis les bombes qui ont explosé à Dahab, puis à Sharm el Sheikh. Elle ne voit quand les bédouins qui gardent le Check Point a l’entrée de Tarabin reçoivent de nouvelles armes, quand les contrôles de police se font de plus en plus fréquents dans les hôtels, quand un bâtiment militaire mouille quelques jours dans les eaux dangereuse qui séparent Tarabin des Montagnes d’Arabie que l’on distingue au loin.

    En fait, ce que Hamza refuse de voir, c’est le péché de l’Homme. Celui qui le conduit à transformer le paradis en enfer, celui qui l’a conduit à sublimer le naturel avant de le rendre immonde, celui qui l’a fait jeter la Paix originelle en pâture aux lois métaphysiques et inatteignables de la géostratégie…

Retour à la "réalité"...

  • Jan. 7th, 2008 at 10:24 PM

1er Janvier 2008. Lyon. 9h00. La rue ne s’éveille pas. Elle ne s’est pas réveillée encore. La Saint Sylvestre a cette particularité de se situer à la frontière entre le public et le privé. Ni fête de famille ni rassemblement populaire, elle célèbre les larges réseaux et les connaissances précieuses. Les relations durables et utiles. C’est une fête qui ressemble à notre époque en sommes, ou l’important n’est pas ce que l’on y fait mais avec qui on le fait. Dans cette atmosphère de gueule de bois généralisée, la ville vide paraît légère et douce. Le monde semble se repaître, mais en réalité, l’univers se tait pour écouter l’occident festoyer. Le bruit des bombes s’assourdit, les malades crient moins fort et les morts meurent en silence. La valse des miséreux s’éloigne tandis que l’humanisme bien pensant les rappelle en suppliant. La mode est à la compassion. On se souhaite moins de souffrance, moins de haine, moins de violence puis on remet la musique pour s’empêcher d’entendre le  monde qui s’effondre, l’insouciance assumée du bout des lèvres, comme une maladie honteuse.
    Le bonheur ici semble un poids si lourd à  porter pour une génération baignée dans le flux médiatique des Grandes Souffrances. L’apitoiement vécu comme une corvée de tous les jours. Le bonheur n’est plus un idéal. C’est un secret qui ne se divulgue plus décemment. Aujourd’hui, il semble facile d’être heureux. L’Heureux n’a pas d’histoire ni même d’existence, il ne mérite pas d’exister puisqu’il ne contribue pas à la Vie. Ici, l’Heureux ne passe pas à la télé, c’est un médiocre qui se contente de ce qu’il a. Qui s’accommode lâchement de ses névroses.

Amir Ilitch Oulianov

  • Nov. 18th, 2007 at 9:40 PM

    Dès la sortie du Taxi, on retrouve en ces lieux une Egypte disparue, imaginaire : de l’autre côté de la place, le palais Abdine pérore de sa lumière mystérieuse et inquiétante. En colosse assoupit, ce vestige de la féodalité contemple avec la bienveillance distante des vieillards, le balais de nos contemporains. La réunion se tient au rez-de-chaussée de l’immeuble. Dans l’antichambre, pas dans le bureau.
    Amir est assis là, au milieu des siens. Dans  un univers de cordialité. Son crâne est un désert et son visage un champs de labour. Mais ses yeux ont vingt ans. La main crispée sur le pommeau d'une vieille canne, il cherche au plus profond de lui le moteur de sa vie. Un mot. Une idée qui scintille au-dessus du débat. Ce mot honni et banni d’occident. Cette boîte de pandore que là-bas on considère avec mépris.

                Révolution

Qu’on ne s’y méprenne pas. La révolution n’est pas dans ce contexte une passion adolescente. Ce n’est ni un idéal ni une étape vers la fin de l’histoire. Ici, la révolution est nostalgie. Dans ce regard encore pur et brûlant, gît toute la fureur d’un siècle renié. Le piétinement des pavés et la valse des puissants. Ces petits qu’on érige et ces palais qu’on saccage. La braise du tribun et le gel des prisons.
    Au milieu des siens, Amir reconstruit son passé etessaye de comprendre comment son pays en est arrivé là. Pendant son discours, il observe un à un ces auditeurs : médecins, commerçants, et journalistes. Une élite culturelle désabusée. Un réalisme calme et distant. Il cherche vainement cet adolescent qui lui ressemble. Celui à qui il pourra confier le flambeau de la passion pour l'égalité et  la justice. Dans cette galerie de visages respectueux et figés, dans cet atmosphère de recueillement mémoriel, il traque cet être vivant encore assoiffé d’avenir et de changements.  Mais il se retrouve seul face à sa propre image : celle d’un jeune homme de vingt ans animé par la haine de l’Empire. Qu’il soit Ottoman, Britannique, ou Américain.

Karim et sa femme.

  • Nov. 3rd, 2007 at 8:53 PM

    Karim était bien comme il était avant. Sur les bancs d’Al-Azhar, il étudiait l’histoire de l’Islam en attendant le temps de la Moult. L’âge auquel il suffit de payer une taxe pour être exempté de service militaire. Ces parents subvenaient à ces besoins, et il partageait son temps entre les études et ses amis piégés dans la même attente. Et puis, il eut 29 ans. Le juge, constatant qu’il était issu d’une famille aisée, lui avait fixé une moult élevée, mais là n’était pas l’important. Ces papiers militaires en règle, il pouvait désormais travailler et vivre de ses propres ailes. Karim avait étudié l’anglais, l’allemand, et surtout le Français. Dans ce pays béni par la manne touristique, les langues sont la clé de la fortune, des filles faciles et de la belle vie. Il quitta le Caire pour les côtes de la mer Rouge. Entre Sharm El cheikh, Dahab et Urgada, il vit se déverser les foules d’occidentaux avec toutes leurs richesses, leur liberté d’esprit, et surtout, leur arrogance.

C’est alors que sa jeunesse atteignait son firmament qu’il rencontra la femme du Sinaï.

Il l’a rencontré à Sharm el cheikh. Un soir de fête et d’insouciance. À la fin d’une excursion épuisant au monastère Sainte Catherine. Beaucoup de bédouins l’avaient déjà sollicité pour qu’il se marie. Mais sa vie lui réservait encore tant de surprise qu’il n’attendait rien d’un tel mariage. C’était le temps ou l’alcool, le sexe et le shit le grisaient encore. Il se sentait alors îlot de liberté dans cette société pleine d’interdits et de frustrations. Mais à force d’excès, la lassitude et l’ennui l’avaient gagné. Il épousa la femme du Sinaï. Celle que les gens d’ici extrayaient du pavot qu’ils cultivaient. Celle qui ici était moins chère que la bière. Que l’on rencontrait au coin de la rue et que tout le monde vendait en parfaite impunité.
    Il était revenu avec sa femme au Caire. Dans les ruelles étroites du centre ville, il l’avait présenté a ces vieux amis. Ceux qui n’avaient pas réussi à trouver du travail et sombraient maintenant dans les abîmes de l’oisiveté. Dans la rue, la femme du Sinaï avait déjà commencé à dicter sa loi. Beaucoup ne pensaient, n’agissaient et ne ressentaient que par elle. Elle les habitait et plus rien ne comptait pour eux.
    C’était en 1999. Depuis Karim a passé près de 8 années dans cette union saumâtre. Pour son épouse, il a volé, escroqué, tué. Il a risqué mille fois la peine capitale. Mais l’amour de la femme du Sinaï a toujours été plus puissant. Aujourd’hui, il ressort à peine de ses trois semaines de coma profond, première étape vers la désintoxication totale. Il tâte son épaule gauche et sent la vie à l’intérieur. Une petite plaque d’endorphines y diffuse  de précieuses molécules qui l’aideront à oublier son amour d’antan. Karim est chanceux. Il s’apprête à gravir à nouveau la montagne de la vie…

Ahmed le tailleur

  • Oct. 31st, 2007 at 11:25 PM

    La pièce s’éclaircit. De la lumière commence à suinter des volets vermoulus. Dans le ciel, une voix s’élève vers le Plus Haut. La nuit s’échappe dans les nuages bleu gris et la ville s’éveille. Dans la salle commune de la maison, la maman d’Ahmed secoue doucement ses enfants. Il s’agit de ne pas réveiller Ora qui dort à côté dans le berceau. Ahmed mange ce que sa mère peut lui donner. Un restant de foul, un pain de la veille. La journée sera longue sans rien d’autre dans son petit ventre. Mais Ahmed est un homme. Il a dix ans maintenant et doit se comporter comme tel. Sa mère le prend pourtant encore par la main pour l’emmener à l’atelier chaque matin, tandis que sa sœur Nafissa peut aller et venir librement dans la rue.
    Le soleil apparaît. Halo improbable dans ce ciel si trouble. Ahmed le regarde pour la dernière fois de la journée avant de passer la porte de l’atelier. Il lâche alors la main de sa mère et descend comme un automate les quelques marches de pierre au bout du couloir. Le métier est là. Il se sent toujours minuscule devant cet enchevêtrement de coton et de laine. Les fils le submergent. Il se noie chaque matin face au monstre de bois et de tissu.
    Le monstre a faim. Il engloutit le petit garçon et se repaît de ses efforts. Ces huit heures durant, ces dix doigts déformés virevolteront d’un fil à l’autre avec finesse et agilité. Le monstre aime l’agilité. C’est de cela qu’il se nourrit. Les heures s’enfuient dans la course du soleil. Le mouvement incessant des mains se poursuit. Tandis que la mort se rapproche
    La lumière revient. Un groupe d’êtres humains. Différents. Ils regardent. S’extasient. Flânent. Ils descendent. Sa sœur baisse les yeux et se rapproche de manière imperceptible vers le tabouret d’Ahmed. Les tubabs l’ont aperçu. Ils s’approchent de lui avec une curiosité malsaine. Un enfant qui travaille. Rien de plus normal pour Ahmed qui ne connaît personne de son âge allant à l’école. Le regard nacré d’une jeune fille blanche se pose sur ces petits doigts. Il le sent tandis qu’il enchaîne les nœuds avec une application soutenue. Au bout de longue seconde d’interdiction, il ose enfin se retourner et ne comprend pas pourquoi cette belle demoiselle pleure en le regardant. Alors, il se met à pleurer lui aussi. En silence. Sans raison.
    Les Tubabs sont partis depuis bien longtemps. Sans bruit, avec une application religieuse. Ahmed sort de l’atelier dans la nuit animée et douce. Il prend la main de sa sœur et pose ses pieds les uns devant les autres en évitant la boue et les flaques d’huile de moteur qui jonchent la rue. Dans ce pays ou Dieu est devenu le seul à pouvoir prendre des décisions politiques, plus personne n’a le choix. Il n’y a que le système, qui pose ses bases noueuses et insoutenables sur les épaules d’Ahmed. Il n’y a que des hommes, qui n’oublient jamais de conserver leur dignité intacte.

Die Wende

  • Oct. 31st, 2007 at 10:48 PM

Deux questions subsistent:
     A quoi sert un blog? `
    Pourquoi je fais ce blog?

Un tour de la basse Egypte et du désert Lybique. Un cambriolage. Une appareil photo en moins... La vie n'a d'intérêt que dans l'expérience. Alors, l'expérience me dit que cette voie empruntée n'est pas la mienne et ne me correspond pas. J'ai voulu faire un blog esthétique, banal, et pratique. Et finalement je me suis que ces trois qualificatifs restent éloignés de l'image que je me fais de moi même... alors fuyant la fuite, je cherche un objet intelectuel correspondant plus à ma réalité. Je ne suis pas dans l'ephémère qui fixe le grain sur la photo. Je ne recherche pas cette seconde d'eternité qui résume toute une existence; Alors, fonctionnons autrement. tout du moins essayons le... Les mots parlent après tout souvent pmieux que les photos.

Je reprend à mon compte l'une des maximes de alaa al aswani, qui dit qu'un bon roman n'est rien d'autre que l'histoire de personnages intéressants. L'Egypte est un reservoir de personnages. Un portrait, une photo, ne suffirait pas à comprendre la complexité d'une société. Alors, voici les milles et uns visage de l'Egypte que je vais tenter de vous décrire.



(From Al-Ahram Weekly)


    Ce Samedi 6 Octobre est fête nationale en Egypte. En fait la date même du 6 Octobre est un élément fondamental du nationalisme Egyptien actuel. Il y a en plein  centre du Caire le pont du 6 octobre et à sa périphérie le nouveau quartier du 6 Octobre.
    Il s'agit du 6 Octobre 1973. Date marquant la fin de la guerre que nous appelons en France "guerre du kippour" opposant Israël à ces voisins arabes. Cette date est donc présenté comme un grand moment de recueillement national pour commémorer les autres victoires de la grande Egypte Nationaliste: la prise du détroit de Suez en 1956, la "victoire" de 1967 dans la guerre des 6 jours, et la "victoire" de 1973. Pour nous la ficelle paraît grosse, elle fait sourire. Comment est-il possible de transformer au nez et à la barbe de 70 millions d'Egyptiens une victoire en défaite ?? Pourtant tout le monde y croit: alors il ne suffit pas de hausser les épaules en appelant à quelques notions bien pratiques comme "propagande" ou même "bourrage de crâne". Je pense qu'il est tout simplement facile de donner à un peuple le passé qui lui plaît.
    Le nationalisme n'est finalement rien d'autre qu'une reconstruction de l'Histoire. Une façon de voir le verre à moitié plein. A l'échelle du projet politique, on appelle ça de la démagogie voire même du négationnisme dans les cas les plus graves. A l'échelle de l'individu, on parlera de dignité. Je me rappelle ses propos d'un certain NS qui en meeting politique justifiait le fait de valoriser le caractère positif de la colonisation au motif "que pour aimer les autres il faut commencer par s'aimer soi même", avait il dit. La dignité et l'amour propre est un projet personnel, pas un projet de société. C'est de l'intégrité d'un peuple tout entier qu'il s'agit.

Welcome to as-salam international Hospital

  • Oct. 6th, 2007 at 6:26 PM






          Le triste sédentaire emmitouflé dans le confort douillet d'une démocratie occidentale semble malheureux de ne pouvoir mesurer son bonheur. Dans le voyage, il est de ses nuits d'anxiété pour vous rappeler le prix réel de cet élément essentiel qu'est la santé. Il suffit de revenir vivant d'une nuit à l'hopital du caire. La pratique du système de santé Egyptien rappelle à quel point l'être humain est une structure fragile. Nous appartenons à une espèce pour laquelle la survie est véritablement un problème social et pas seulement affaire d'hygiène individuel. Alors que d'autres espèces s'arment de dents, de griffes et de poisons pour perdurer, l'homme ne peut compter que sur la coopération  et l'organisation en société pour parvenir à exister et à perdurer.
    Ainsi, plus résistant et le plus sain des hommes, colosse aux pieds d'argile, reste entièrement dépendant d'un système de santé efficace et compétent sans lequel, le moindre accident de parcours prend des proportions démesurées.

Arrivé !

  • Oct. 2nd, 2007 at 7:14 PM

On ne pourra pas dire que tout ne c'est pas passé comme prévu puisque l'on ne pouvait rien prévoir. Perte de bagage, taxi escroc... Welcome to Egypt. Un nouveau monde apparait, insoupçonné, incompréhensible, et surtout inimaginable.
Bref, on est installé dans ce royaume du kitsch que semble l'aménagement intérieur à Zamalek. Dans un quartier calme (n'imaginez rien de comparable en france, tout est relatif) ou l'on a besoin de trois intervenants intermédiaires (qu'il faut rémunerer bien sur...) pour payer un loyer. Ou un inconnu vous donne une carte sim dans la rue sans d'autres explications et ou l'on fait ses courses en général autour de 23h.

Le rapport au temps et à la distance est beaucoup plus diffu qu'en occident. C'est je crois la première source du décalage culturel.


LA photo !!!!

  • Oct. 2nd, 2007 at 7:02 PM

il est dans ces voyages étudiants des figures libres et des figures obligée... no comment (mais on apréciera le joli drapeau sur le dessu !!)



Les pommes

  • Oct. 2nd, 2007 at 6:49 PM

A la demande générale (et oui, corentin a été promu général, la fanfaraon prend un tournant militariste que je désapprouve). Un article sur le vecteur principal de l'esclavage automnal en haute savoie.
Alors puisqu'il faut que je conserve une image positive de ces 584 heures de supplices, il faudra parler de douceurs sucrées et acides à la fois. Mais cela ne contrebalancera pas la pluie battante et les discussions avec des collegues néonazis en pantoufle.



Enfin, pour ne rien gacher. il m'aura fallu connaitre les pommes pour comprendre ce que le mot précarité veux dire... Et le travail de saisonnier contient pour paradoxe d'être aussi vieux que le monde tout en portant en lui même les maux les plus critiques de notre monde du travail contemporain.


 



La Bibliothèque Universitaire d'Oslo, tout juste refaite à neuf

Ce pays tout entier est un message incarné aux chantre d'un libéralisme par défaut et d'une mondialisation de désespoir de cause. Il se dresse éffrontément devant les foules de "c'est comme ça", les hordes "d'on y peut rien", les marées implacable "d'il faut l'accepter".  Réflexion sur la mondialisation, sur les inégalités Nord Sud, la Norvège est une leçon d'économie politique vivante.
    Qu'on ne s'y méprenne pas surtout, Il ne s'agit pas ici de faire une ois de plus l'éloge du sacro sain "modèle scandinave". Que les amateurs de sieste pendant les cours de politique comparée ont érigé rapidement sur le pinacle de la panacée sociétale. Le pays propose uin modèle de société bien éloigné de ce que peuvent connaîte ses voisins Finlandais, Suédois ou Danois. Il ne s'agit surement pas de précariser à outrance, de réduire la main d'oeuvre au rang de simple variable d'ajustement "flexible" et corvéable. On parle au contraire àpropos du pays des Vicking de "capitalisme social". A l'heure ou, dehors, la concurrence fait rage au dela du rationnel, ce pays se repais derrière de solide barrières douanières, continuant pourtant à importer les innombrables produits nécessaire à une société véritablement post industriel, pusique dépourvue de toute industrie.
  Alors bien sur me direz vous, la découverte du pétrole y est pour beaucoup dans l'édification de ce petit eldorado ou l'emploi est quasiment garanti à vie et ou le chômage atteind le niveau dérisoire de 2.1%. Mais la ressouce naturelle nécessite aussi de puissants contrôles démocratiques et d'une bonne dose d'inventivité pour aboutir  un modèle de société efficient et équitable.
   

Ah les vacances !!!!

  • Sep. 15th, 2007 at 8:05 PM




Après deux mois complets de boulot, c'est vrai que ça s'imposait. Alors, puisque mon coeur tendait depuis si longtemps vers le septentrion, l'aurore infini m'a appelé un certain Dimanche 2 Septembre... Ni une ni deux, je chaussait mon casque à corne et enfourchait mon drakkar pour conquérir ces terres si hospitalières...

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